Guide des laits végétaux : comment bien les choisir
Les boissons végétales occupent les rayons Coop et Migros. Elles ne se valent pas : sucres, protéines, enrichissement et additifs changent tout, surtout en cas de gênes digestives.

Ce qu’il faut lire sur l’étiquette
Sucres et glucides : c’est souvent le critère n°1. Riz et avoine sont naturellement plus sucrés ; beaucoup de références ajoutent encore du sucre. Pour limiter l’apport, soja, cajou ou amande non sucrés sont en général plus sobres.
Protéines : le soja sort du lot (environ 3,3 g / 100 ml). Amande, cajou et pois peuvent aider, mais vérifiez les sirops ajoutés (agave notamment).
Lipides : quantité souvent faible, plutôt insaturés. Le lait de coco est plus riche en saturés, dont une part de MCT : à garder occasionnel plutôt que quotidien.
Calcium et vitamines (D, B12, B2) : l’enrichissement n’est pas automatique. Si vous remplacez le lait de vache, regardez cette ligne.
Additifs : stabilisants, émulsifiants, correcteurs d’acidité et arômes — à limiter si votre microbiote est déjà irrité. Les carraghénanes (E407), fréquents dans certaines cocos, sont particulièrement discutés.
Repères selon l’objectif
- Moins de sucres : soja, cajou ou amande non sucrés
- Plus de protéines : soja (cajou ensuite)
- Confort digestif : formules courtes, sans stabilisants ni arômes
- Calcium / B12 : vérifier l’enrichissement, ce n’est pas systématique
Notes rayons suisses
Boisson aux amandes d’abricot (upcyclée) : sans lactose ni gluten, souvent enrichie, mais quasi sans protéines. Les amandes d’abricot contiennent de l’amygdaline ; en boisson diluée le risque est faible, sans en abuser.
Lait de coco type V-Love : satiété intéressante, mais carraghénanes possibles et protéines quasi nulles — plutôt ponctuel.
Empreinte et bon sens
En moyenne, les boissons végétales ont une empreinte carbone plus basse que le lait de vache. L’avoine et le soja s’en sortent souvent mieux que l’amande (eau) ou le coco (transport, déforestation). Emballages et origines restent à regarder. Le « meilleur » lait est celui qui colle à vos besoins, limite les additifs, et que vous digérez.
À retenir
Cette page ne prescrit pas de régime d’éviction. En cas d’allergie, d’intolérance ou de régime végétal strict, un bilan avec votre médecin ou un.e diététicien.ne reste utile. La micronutrition vient en complément.
Intolérance au lactose ou aux protéines du lait ? Le ghee est une autre piste culinaire.
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